Barry Lyndon - cinéphile et amateur de civilisation anglo-saxonne

affiche-Barry-Lyndon Ce n’est pas l’un des moindres paradoxes de Stanley Kubrick, Américain fixé en Grande-Bretagne et qui, nous dit-on, parlait avec l’accent du Bronx, de nous avoir donné, avec Barry Lyndon tourné en 1975, un film qui est l’un des plus beaux voyages a travers la civilisation britannique.

Au-delà d’une simple évocation, Kubrick met a profit l’adaptation du roman de Thackeray - roman probablement sous-estimé - pour réfléchir sur le destin des civilisations, comme sur celui de l’homme. Par ailleurs, Kubrick est un cinéaste qui ne déteste ni surprendre, ni innover.

Cela ne va pas sans risque. Les hésitations, l‘incompréhension d’une certaine critique, l’échec commercial du film a sa sortie, nous le prouvent. Avec le recul du temps, Barry Lyndon s’impose aujourd’hui comme un «classique" du cinéma moderne. «Une œuvre d’art devrait toujours nous apprendre que nous n’avions pas vu ce que nous voyons» écrivait jadis Paul Valéry.

Notre projet, en rédigeant ce petit ouvrage, a été de développer autant son aspect "civilisation britannique" que son aspect «cinéma». Autrement dit, nous souhaitons que cette étude intéresse autant le cinéphile que l’amateur de civilisation anglo-saxonne.

Philippe Pilard